Pour cette sortie nous étions 6 habitués, plus une nouvelle participante : bienvenue à Martine!
La météo était couverte, trop froide pour la saison avec une légère tendance aux averses que nous n’avons pas essuyées, si ce n’est que quelques gouttes lors du pique-nique, mais la toile de la terrasse a été déployée afin de nous protéger.
Voici la liste des espèces entendues et/ou vues en compagnie de Sylvie, notre guide du matin :
Dès la sortie des autos, la Grive musicienne se faisait clairement entendre. Des hirondelles de fenêtre (7) volaient autour du Chalet royal puisqu’elles nichent à l’arrière du bâtiment. Elles capturaient quelques rares insectes au niveau de la frondaison.
Sur le petit chemin asphalté, en allant, nous avons pu écouter : la Fauvette à tête noire, le Merle noir, le Pigeon ramier, le Troglodyte mignon, le Pouillot véloce et un très court instant le Pic noir. Plus loin, une Ouette d’Égypte, puis le Pipit des arbres. Vint ensuite deux observations intéressantes dans la coupe de la pessière : tout d’abord, la présence de la Bugle pyramidale (Ajuga pyramidalis) et un couple de Pies-grièches écorcheur. Dans le bois, nous nous sommes arrêtés pour nous mettre dans l’oreille le chant du Pinson des arbres se terminant par « vidiuuu », mais aussi celui du Roitelet huppé (le plus petit oiseau d’Europe), puis le Roitelet triple-bandeau. Les Mésanges charbonnières et noires (celle avec une tache blanche dans la nuque) ainsi que les Rouges-gorges ont fait partie de ce cortège sonore, comprenant 17 espèces.
Après un rapide déplacement en auto, nous sommes arrivés à l’entrée du bois avec Monique Nicolas, notre guide de l’après-midi.
Introduction à propos notamment du bassin versant Meuse-Moselle-Rhin, du cours de l’Ourthe et des ru locaux, l’alimentant. Sur les pas assurés de Monique, nous avons été invités à observer la diversité des espèces botaniques formant les haies en bordure du chemin : aubépines à deux styles, charmes communs, sureaux, noisetiers, frênes, érables planes,…Puis de-ci, de-là, la bugle rampante cette fois (Ajuga reptans), bientôt en fin de floraison. Une petite touffe de gesses des bois (Lathyrus sylvestris). Nous croisons des genêts aux petites fleurs, espèce déjà observée au matin : le genêt poilu (Genista pilosa) en association avec le genêt à balais – qui ceci dit n’est pas un vrai genêt au sens botanique – mais faisant partie de la famille des cytises (Cytisus scoparius). La lysimaque des bois (Lysimachia nemorum) aux pétales jaune vif (une espèce appréciant l’ombre, la fraîcheur), mais aussi la potentille tormentille (Potentilla erecta), la seule de la famille des potentilles à être parée de 4 pétales au lieu de 5, ce qui, nous dit Monique, « est à la cause de son tourment »;-), joli moyen mnémotechnique. Mais le latin nous dit que « potens » se traduit par « puissant » en faisant allusion aux propriétés toniques de la plante et « tormentillius » = qui guérit les maux du ventre. Quant a « erectus » vous l’aurez deviné, cela se traduit par « dressé », car la plante à un port droit. Quelques polygalas (Polygala vulgaris? à confirmer), nous a permis de ressortir les loupes afin d’admirer cette fleur aux lobes incisés en dentelle parsemée de blanc et au bleu profond des pétales rappelant celui des gentianes des Alpes. Nous découvrons un aperçu de la libre évolution forestière avec une coupe d’arbres. Le foisonnement de la vie qui s’y installe, avec des espèces pionnières comme les bouleaux et les ronces qui couvrent rapidement, et protège ainsi le sol, permettant de surcroît gîte et couvert à de nombreuses espèces végétales ou animales. D’ailleurs à propos d’ animaux, le castor n’est pas loin! De grands troncs sont mis a l’épreuve certaine des dents de ce rongeur indigène. Quelques pas de plus et nous observons un magnifique exemple d’une petite retenue d’eau et la maîtrise dans la construction d’un petit rempart en bordure du sentier (non illustré). Ce muret est constitué de terre tassée avec les pattes, de branchettes et de petites pierres ramenées dans la gueule, afin de constituer un « mortier » compostable.
Nous franchissons un ru puis une grimpette dans les luzules, genêts, et callunes. Le sentier longeant la courbe de niveau nous invite à apprécier le paysage forestier. Un géotrupe un peu engourdi sera longuement surveillé afin de lui laisser libre vie, pendant que Monique nous relate ses expériences d’Ambassadrice pour BeWap et la quantité incroyable de cannettes ou autres objets moins « plaisants » qu’elle a pu collecter, mais aussi de mégots ramassés en bord de sentes forestières notamment. Quid du risque d’incendie? Des gens admiratifs de cet élan bénévole, qui permet de soulager la nature, assurément.
Retour aux voitures pour un verre de l’amitié, bercés que nous étions aux récits d’histoires canadiennes avec des gens et des bêtes de là-bas.
Merci encore à toi Sylvie et à Monique pour toutes ces rencontres qui nous permettent de nous mettre tout cela dans l’œil et les oreilles!
Eli, 26 mai 2026





































