Une première cette année, tous les vélos étaient électriques. Nous voici donc roulants sur un RAVEL à travers les champs pour aborder la première côte de la journée. C’est une vieille route qui se dégrade au fur et à mesure de notre avancement, pour rejoindre la route nationale. Nous voici donc sur un chemin de terre, d’herbes et de petits cailloux. Une première halte pour expliquer que de nombreuses grottes ont été creusées par l’homme pour en extraire du tuffeau et du silex, laissant ainsi la place à de nombreuses cavités pour les chauves-souris. Nous poursuivons vers le tumulus d’Emael avec en son sommet, une croix en bois. C’est maintenant la route asphaltée que nous prenons pour descendre vers un belvédère montrant les haubans du pont de Lanaye enjambant le canal Albert, et nous apercevons également une partie de la Meuse. En dessous de nos pieds, l’homme a creusé au début des années 1930 deux tunnels de 1,6 km qui a servi à amener des matériaux pour construire les futures digues du canal. Ces digues montaient jusqu’à dix mètres de haut. Nous continuons la descente, pour franchir le canal via le pont de Lanaye. C’est près des écluses de Lanaye que nous mangeons face à la frayère de Lanaye, avec une jolie vue sur la Meuse. Nous poursuivons notre balade près des écluses. Un long arrêt, pour expliquer les travaux du creusement de la tranchée de Caster, l’Exposition internationale de la technique de l’eau qui ouvre le 20 mai 1939, « Le Plongeur » du sculpteur et dessinateur roumain Idel Lanchelevici (1909-1994), le mémorial d’Albert 1er, et la quatrième écluse de Lanaye avec son dénivelé de 13,7 m. Nous longeons le canal Albert 1er pour passer en dessous de la passerelle pédestre de Caster pour aller franchir le canal à hauteur du pont de Kanne en province du Limbourg. Nous montons la côte et nous nous laissons glisser vers le village d’Eben Emael, en passant par la carrière du Romont pour montrer l’extraction de la marne. En traversant le village, nous nous arrêtons à l’église Notre-Dame pour regarder les pierres de tuffeau qui ornent les encadrements des fenêtres et des portes. Le presbytère juste à côté n’est composé que de tuffeau. En quittant le village, nous apercevons l’entrée du fort d’Eben Emael. Un fort qui était réputé imprenable, mais qui s’est fait attaquer le 10 mai 1940 par un groupe de 85 hommes installés dans des planeurs qui ont atterri sur « le toit » du fort. Une nouvelle arme appelée « charge creuse » a eu raison de la résistance des soldats belges en quelques heures. Le fort était pris par les Allemands. Nous continuons notre tour en passant par l’ancienne carrière de Marnebel pour arriver à la tour d’Eben Ezer. Une tour composée de silex et construite par un homme : Robert Garcet. Il était tailleur de pierres de silex. En 1949 après avoir étudié les textes de l’apocalypse de Saint-Jean, il a débuté cette construction en 1951 pour la terminer en 1965. La tour est aussi un musée dédié au silex, et est composée de 7 niveaux. L’entrée comporte 33 marches et au centre de la tour, il y a un puits de 33 m de profondeur. Elle a une hauteur de 33 m, avec quatre tourelles aux angles (l’église Notre-Dame a également quatre tourelles). Des sculptures de « monstres », des chiffres et des symboles mystérieux sont visibles partout. Aux quatre coins du septième niveau se trouve 4 « chérubins ». Un lieu fantastique et en même temps insolite. Chaque détail a une explication philosophique aux yeux de Robert Garcet. Nous quittons cette tour pour retrouver le Ravel du départ, en passant par un champ. Chacun range son vélo, et nous nous quittons en nous donnant rendez-vous pour le 4 octobre pour une journée ornithologique.